• gwenaellegradelet

Adulte, comment accompagner l'adolescent à devenir indépendant ?


Durant cette période de grands changements, les repères vacillent et l’adolescent part en quête d’une identité qui lui permet de s’aventurer sur les chemins de l’initiation. On retrouve cette période de changements dans les rites de passages des peuples premiers. Dans notre société, ces rites ont disparus. Ce qui expliquent ces repères qui vacillent.


C’est parfois et même souvent source d’irritabilité, émotivité excessive, angoisse, insomnie, décrochage scolaire, incompréhension…

Mais heureusement, cette période peut aussi être très riche d’enseignement, d’ouverture, de prise de conscience, de partage et d’entraide !


Accompagner les adolescents demandent :

- de l'écoute,

- de l'observation,

- du discernement de notre propre histoire de celle de l'enfant,

- du soutien,

- de l'accompagnement,

- de la motivation bienveillante,

- surtout de la patience,

- de l’ancrage

- mais avant tout, beaucoup d’amour et d’accueil pour soi et notre propre parcours. (Je reviendrai sur ce sujet dans un autre post !)


Se confronter aux difficultés de son jeune n’est pas une mince affaire.

Si les troubles psychologiques et/ou relationnels sont trop présents et compliqués, il est important de se faire aider pour le bien être de tous. Mais le choix de la ou des prises en charge reste une grande question.

Si difficultés il y a, l'essentiel est de les aborder dans leur globalité.


1 - En premier lieu, contrairement aux idées reçues, la présence des parents est très importante au moment de l’adolescence, tout autant qu’à l’âge de la petite enfance ! Donc, si vous le pouvez, cadre familial ou arrangement des heures de travail, prenez tout le temps nécessaire pour être présents et dans l’accompagnement auprès de votre ado, tout en lui laissant une certaine liberté. Voir le ‘Complexe du Homard’ de Françoise Dolto.


2 - Associer plusieurs techniques thérapeutiques, en accord et au rythme qui convient au jeune, pour optimiser l’efficacité et la rapidité de l'équilibre retrouvé, est souvent indispensable.

Le corps et le mouvement sont à la base de tous les apprentissages. Les thérapies corporelles sont donc d'un apport précieux pour accompagner l'adolescent en difficulté.

Une société structurée


Toutes sociétés, toutes structures dans laquelle nous évoluons, apporte un cadre, quel qu’il soit.

Ce dernier peut être ressenti de différentes manières en fonction de l’individu, de son histoire et de son évolution.

Au fur et à mesure de ses apprentissages, l'enfant intègre les informations de son environnement, par sa famille, l'école, les amis etc. Tour à tour, il vit des expériences, faciles ou difficiles, heureuses ou non...

Ceci constitue une partie de sa mémoire, une partie de sa connaissance. Son histoire inscrite en lui s'ajoute tout simplement à sa Personnalité.

Son histoire crée aussi son propre cadre dans lequel il évolue.

Ce cadre qui se veut protecteur dans la toute première partie de la vie apporte sécurité, nourriture et affection.


Malgré tout, le bébé qui grandit et devient petit enfant commence en préadolescence à vouloir s'individualiser.

S'individualiser permet à l'enfant de se dissocier des "autres" et de (re)trouver sa propre Personnalité. Mais lui est elle vraiment si personnel ?

Car pour que l'enfant puisse être accepté et vivre parmi la société, l'adulte lui a enseigné les règles et les conformités de celle ci ; plus celles qui lui sont chères dans sa famille et son environnement proche.


S'individualiser va donc demander au préadolescent, pour comprendre son environnement, de tester les limites du cadre ou non.

  • Certains excellent dans leur cadre. Par contre si celui-ci disparaît, c’est la catastrophe.

Les limites posées conviennent à leur personnalité. Ils ne cherchent pas vraiment à sortir de leur environnement. Ils se sentent comme des poissons dans l’eau dans ce cadre "si connu, sans surprise". Mais si celui-ci vient à disparaître trop vite ou trop tard, l'enfant ou le jeune adulte semble perdu. Il na plus ses repères. Non habitué à la confrontation avec le « monde extérieur », son ancrage, son assurance et sa confiance en la Vie peuvent en être fortement ébranlés.

- L’aider à se différencier en toute sécurité, de reconnaître en lui ses propres valeurs et de les respecter vis à vis des autres, va lui apporter son authenticité et sa force.

  • Pour ceux que je nomme les petits canards ou les moutons noirs

les limites posées sont étouffantes car elles ne conviennent pas à leur personnalité, leur énergie de Vie. Depuis leur plus jeune âge, ils cherchent à les contourner pour ne pas s'oublier et perdre leur propre identité. Ils sont en combat perpétuel ou à l’inverse complètement en manque d’énergie et de réactivité émotionnelle. C'est une histoire de "survie".

- Une démarche de compréhension du comportement de l'enfant et la revue du "cadre" familial pour une plus grande ouverture d’esprit peut être une bouffé d'oxygène pour toute la famille !


  • Le Haut Potentiel Intellectuel ou Émotionnel (HPI, HPE). Et il y en a de plus en plus… avec toutes les couleurs de l’arc en ciel...

Les limites posées peuvent être génératrices de stress et d’angoisse. Elles ne tiennent pas compte de leur différentes façons d'appréhender la Vie. Ce sont des enfants qui ressentent, sans vraiment les raisonner, les in-cohésions du système familial, sociétal, dans laquelle ils grandissent. Une intelligence différente qui dérange.

L'intelligence... Qu'est ce que l'intelligence ? Tout un programme... qui peut parfois lorsqu'il est mal compris mettre plus d'un bâton dans les rouages de l'apprentissage de la Vie dans sa généralité.

« Celui-là, il ne travaille que quand il en a envie... » entend-on dire parfois, « Il n’entend que ce qu’il veut », « Elle fait tout pour nous contrarier »...

Est-ce aussi simple ? Loin de là cette pensée.

- L'intelligence peut être autrement, l'intelligent est différent. Qui est notre adolescent ? Quel est son paysage intérieur ? Tout un voyage.


  • Et il y a ceux qui n y arrivent pas ! Le corps ne suit pas la pensée ! Les dys...

qui pour des causes physiologiques non décelées, ​vont toujours devoir faire des "efforts" en permanence. Ils créent des compensations en tout genre pour obtenir un équilibre apparent, si ils y arrivent… A quel prix de fatigue et d'émotions ! Ce n’est pas qu’ils ne veulent pas, c’est tout simplement qu’ils n’en peuvent plus...

Et si cela venait des réflexes primitifs et du développement neurosensoriel et moteur pendant la période de gestation ?

- Une prise en charge avec un praticien en Réflexes Archaïques permettrait à l'enfant d'intégrer ses réflexes et d'habiter enfin pleinement son corps.

60 vues0 commentaire