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Ménopause, pfffffff, quelle histoire !

  • gwenaellegradelet
  • 7 mai
  • 5 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 3 jours

Ménopause, toute une histoire !
Ménopause, quelle histoire !

Ménopause, un mot qui ne résonne pas du tout de la même manière selon les personnes… et surtout selon l'histoire, les cultures.

Changez de pays, de culture, et même de famille... et vous découvrirez une vision complètement différente de cette période de vie.

Non, la ménopause n’est pas vécue partout comme un déclin.

Dans certaines sociétés, on observe une vision plus nuancée — parfois même valorisante — de cette transition.


Quelle histoire sur la Ménopause


Au Japon, par exemple, la ménopause (konenki) est souvent perçue comme une étape naturelle du vieillissement, moins dramatisée qu’en Occident.


En Inde, selon les contextes sociaux et culturels, certaines femmes âgées gagnent en respect et en liberté, notamment parce qu’elles ne sont plus définies par leur rôle reproductif.


Dans certaines cultures Africaines, très diverses entre elles, il existe des cas où les femmes ménopausées accèdent à des fonctions sociales ou symboliques différentes, parfois plus influentes.


Chez les Amérindiens, on parle de la sagesse des Grands-Mères, gardiennes des traditions, qui transmettent leur expérience aux plus jeunes.


Même dans la Grèce antique, (oui, on repart un peu loin…) malgré une condition féminine globalement limitée, l’expérience et l’âge pouvaient être associés à une forme de sagesse pratique.


Rien de tout cela n’est uniforme, ni systématique. Mais une chose ressort : la ménopause n’est pas naturellement synonyme de perte de valeur.

la ménopause, "Un deuxième printemps"
"Un deuxième printemps"

En France, l’image de la femme ménopausée est souvent plus dure et largement construite sur des croyances et des idées fausses.

D’où cela vient-il ?

Alors ? Une petite idée ? De l'histoire


La ménopause est encore largement associée :

  • au déclin,

  • à la perte de féminité,

  • ou à une forme d’invisibilisation.

Ces représentations ne sortent pas de nulle part. Elles s’inscrivent dans une histoire faite de normes sociales, de discours médicaux, et de regards culturels sur le corps des femmes.

Le problème, c’est qu’à force d’être répétées, ces idées finissent parfois par être intégrées. Comme s’il y avait une forme de honte à être ménopausée… alors qu’il n’y a aucune raison.


Les choses commencent à bouger, mais c’est un frémissement. Il est temps que nous, les femmes, reprenions notre juste place — en comprenant d’où viennent ces idées reçues, pour mieux les déconstruire.


Si vous regardez la place des femmes ménopausées dans d’autres cultures, une question s’impose : pourquoi pas chez nous ?


Sommes-nous fondamentalement différentes des autres femmes dans le monde ? Au point que notre valeur disparaîtrait avec la fin de la fertilité ? (Heureusement, cette croyance sociale existe, mais elle recule et n’est pas universelle.)

La réponse est non.


Ce qui change, ce n’est pas la nature des femmes. C’est le regard posé sur elles et sur la ménopause.


Femmes du monde, jusqu’au bout de notre histoire.

Nous sommes les mêmes, femmes du monde, jusqu’au bout de notre histoire :

  • une libération des contraintes reproductives

  • l’idée d’un « deuxième printemps »

  • plus de liberté et, parfois, plus de respect

  • une place possible dans le leadership communautaire

  • un statut valorisé

  • une sagesse de « grand-mère », gardienne des traditions

  • une transmission aux plus jeunes

  • une expérience concrète pour guider les autres


Le tableau paraît presque trop beau.

A qui cela dérange-t-il ? Je ne répondrai pas… mais la question mérite d’être posée.


On se demande pourquoi les tabous sont si nombreux autour de cette période de vie aussi naturelle !


Je laisse volontairement les religions de côté : ce sont des systèmes de croyances, et cela ne sert pas mon propos.

Même si, il faut le reconnaître, elles ont souvent encouragé les femmes à subir plutôt qu’à agir.

Mais je ne vais pas m’étendre sur ce sujet trop restrictif, comme l’histoire de l’« âne qui dit que l’herbe est bleue »… Je m’abstiens.


Prenons un exemple simple : si l’on répète à quelqu’un qu’il est incapable, qu’il n’y arrivera pas, et qu’on le maintient dans l’ignorance… pensez-vous vraiment qu’il réussira ? Parfois, oui. Mais rarement, vous en conviendrez.


Pour les femmes, l’histoire est assez similaire



 Paradoxe du corps féminin
ménopause ? un sujet à questions, chargé et souvent sensible.

Le paradoxe du corps féminin dans l'histoire de la ménopause


Je ne vais pas revenir sur les livres d’anatomie où le clitoris n’était même pas représenté, ni même nommé… Encore moins, sur le manque de connaissances concernant le corps féminin en dehors de la reproduction…


Un point fort toutefois, qui est un joli paradoxe : Le fait d’avoir expliqué aux femmes que leur corps était « problématique », qu’elles devaient accoucher « couchées sur le dos », que leur utérus, leur col, leurs seins étaient des soucis à gérer, qu’elles étaient le sexe faible et qu’on devait gérer leur santé à leur place… elles ont fini par en savoir un peu plus sur leur corps que les hommes sur le leur.


Et je dirais qu’à l’heure actuelle, les hommes ne sont pas forcément mieux informés sur leur propre fonctionnement.


Pour les hommes, c’est parfois encore plus complexe.

Depuis longtemps l’idée que leur valeur repose sur leur performance sexuelle ne les aide pas — elle les enferme. Leur véritable force n’est pas là. Elle est ailleurs. Et fort probable que ce soit dans leur cœur.

Mais comme ils sont « forts », on ne va pas trop regarder tout leur système génital, car ils sont « forts » eux !

Au final, comme ils doivent rester « forts », leurs difficultés restent souvent invisibles et tues. Ils sont restés presque en marge avec leurs soucis de sexualité en bandoulière, à les trimbaler sans oser en parler, de honte de perdre cette image de l’homme « fort ». (Bref, c’est encore un autre sujet.)


Parlez à un homme d’andropause ? Heu… comment dire… c’est un sujet peu connu.

Parlez à une femme de ménopause ? Heu… comment dire… c’est un sujet à questions, chargé et souvent sensible.


Biologiquement, la ménopause est une transition hormonale, qui peut être assez rapide. Comme d’autres moments de la vie. Elle peut s’accompagner de symptômes — parfois légers, parfois plus difficiles — et toutes les femmes ne la vivent pas de la même manière.

Elle marque aussi :

  • la fin des contraintes liées à la reproduction

  • une évolution du rapport au corps

  • et, pour certaines, une nouvelle forme de liberté


On parle peu de l’"équivalent" masculin, souvent désigné sous le terme d’Andropause.

Et pour cause : il ne s’agit ni d’un phénomène aussi net, ni aussi universel que la ménopause, et il n’entraîne pas d’arrêt de la fertilité, même si celle-ci peut diminuer avec l’âge.


Mais une réalité demeure : chez les femmes comme chez les hommes, les hormones évoluent tout au long de la vie.


Chez les femmes comme chez les hommes, les hormones évoluent tout au long de la vie.
Chez les femmes comme chez les hommes, les hormones évoluent tout au long de la vie


En tant que femmes, il est important de savoir que les hormones font parties intégrante de notre histoire. Les écouter, c’est mieux comprendre notre fonctionnement.


Nous ne faisons pas des « histoires ».

Nous faisons partie de l’Histoire.


Aujourd’hui, on dispose de plus en plus de connaissances.

On sait que certains inconforts peuvent être atténués :

  • par l’alimentation

  • par l’activité physique

  • par le rythme de vie

  • et, si nécessaire, par un accompagnement médical

Mais il ne s’agit pas de solutions magiques. Chaque parcours est différent.


Ce qui mérite d’évoluer, en revanche, c’est notre compréhension.


C’est reprendre une forme de pouvoir sur sa propre expérience.

La ménopause n’est ni une fin, ni une chute. C’est une transformation.

Et comme toute transformation, elle peut être subie…ou comprise, apprivoisée, intégrée.


Les femmes peuvent apprendre à comprendre leur corps, à en prendre soin, à se réapproprier leur santé.

Retrouver une pleine puissance d’elle même.

Retrouver une liberté.

Se recentrer.

Sentir leur force, leur sagesse et la légitimité de leur place.


Voilà la place de la femme dans toute son Histoire.


Gwénaëlle Gradelet



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